Dressé gauchement dans le terminal 23
Le marbre froid de la pièce nous isole
Mon vol approche, je pars ne demande pas pourquoi
Maladroits, les mots qui ne sortent pas
Tu attendras longtemps, mais moi je t’attendrai
Les secondes s’étireront à l’éternité mais je reviendrai
Quand je te laisse, ferme les yeux, imagine
Ensemble au loin, le pré doux sous nos mains
Quand je te vois, atterrée, le monde s’écroule sur moi
Regarde le blanc de mes yeux, je ne te lâcherai pas
Je reviendrai, ce n’est qu’un moment
Un petit au revoir du terminal 23
Quand je t’ai dans mes mains, le monde s’évapore
Seuls nous deux, une danse pour un moment
Là tes yeux se mouillent et ensuite mes larmes coulent
Je sens ta main douce glisser sur ma joue
Tends ta main, tu me rejoindras
À l’endroit où je serai, tu me rejoindras
Je dois partir, le contact s’étire
Je recule d’un pas, l’air se déchire
Et vient l’au revoir, je me détourne de toi
Je cours maintenant, le marbre frappe plus fort
La douleur, je fuis, je quitte le terminal, je te quitte
Les paupières fermées, je sens le chatouillement du pré
Derrière la baie vitrée, je te vois les yeux fermés
Devant les lumières avec tes mains en l’air
(j. gosselin)
ATTERRER v. - Jeter dans l'abattement, dans la consternation.
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