Les panneaux d’arrêt déplorent leurs corps
Rouges de honte, ils n’aiment pas leurs formes
Ils attendent qu’une robe vole au vent et se pose sur eux
Pour enfin pouvoir se cacher des passants
Il n’y a plus rien à voir
Quand les cygnes se cachent de tous les regards
Je me dessine un sourire sur la face
Je suis content
Je n’ai pas besoin de faire semblant
Je me dessine un complet sur le corps
Je réclame le respect
Plus je dessine, plus je m’efface
Les murs des rochers veulent être peinturés
Si on les admire ils frémissent de joie
Ils ne veulent pas paraître durs et froids
Recouverts de couleurs ils se donnent un air ardent
Il n’y a plus rien à voir
Quand Pierre se cache de tous les regards
Je me dessine un sourire sur la face
Je suis content
Je n’ai pas besoin de faire semblant
Je me dessine un complet sur le corps
Je réclame le respect
Plus je dessine, plus je m’efface
Je reste habillé de ma vanité
Je ne peux plus me voir dans le miroir
(j. gosselin)
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